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Mon top 10 des films octobre 2021

Posté le 28 Oct 2021

Table des matières :

Pendant ce mois d’octobre j’ai eu la chance de b√©n√©ficier d’une offre culturelle propos√©e par l’Universit√© permettant d’aller gratuitement au cin√©ma. Cette p√©riode co√Įncide √©galement avec la sortie des films pr√©sent√©s au festival de Cannes ce qui promet toujours de belles d√©couvertes. J’en ai donc profit√© pour en voir un maximum ce qui m’am√®ne √† √©crire cet article. Celui-ci reprend un par un les 10 films que j’ai vu avec un petit r√©sum√© et mon opinion personnelle. Mon but ici est surtout de partager mon point de vue.

Tralala

Ce n’est pas par hasard si je place Tralala au d√©but de cette liste. C’est sans doute le film que j’ai le plus appr√©ci√© parmi tous et je n’h√©siterai pas √† le classer comme mon film pr√©f√©r√© de l’ann√©e. Tralala est pourtant une com√©die musicale et je pensais ne pas aimer ce style o√Ļ le rythme du film est interrompu par les chor√©graphies et les chansons. Apr√®s avoir vu Tralala, je sais que je peux remettre en cause mon jugement.

Le film suit un mendiant appel√© Tralala qui joue de la guitare dans les rues de Paris pour gagner sa vie. Les premi√®res sc√®nes ne sont d’apr√®s moi pas les meilleures et il faut s’accrocher un peu pour rester dans le film. Tralala fait la rencontre d’une jeune fille devant la gare Montparnasse qu’il prend pour une apparition divine. Entre r√™ve et r√©alit√© et apr√®s un verre en terrasse, elle dispara√ģt soudainement en laissant comme souvenir un briquet provenant de la ville de Lourdes. Tralala d√©cide alors de s’y rendre pour la retrouver. Une fois sur place, en plus de retrouver sa muse, il va √™tre embarqu√© au cŇďur d’une histoire de famille…

J’ai vraiment presque tout ador√© du film. Premi√®rement la musique, qui m√©lange chanson fran√ßaise, disco, rock et m√™me un peu de rap. J’ai grandement appr√©ci√© tous ces moments de chanson accompagn√©s de chor√©graphies parfois √©blouissantes. Les couleurs de certaines sc√®nes sont incroyables, les acteurs sont attachants et la fin bien que pr√©visible est √©mouvante. C’est un film qui m’a rendu tr√®s heureux et joyeux en sortant de la salle, ce qui ach√®ve ma note plus que positive. Un sans-faute selon moi.

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Julie (en 12 chapitres)

Je ne pensais pas aller voir ce film car l’affiche ne m’attirait pas. Mais en lisant plusieurs critiques tr√®s positives je me suis dit qu’il serait dommage de passer √† c√īt√© d’une √©ventuelle p√©pite. Je n’ai pas √©t√© d√©√ßu ! Je peux m√™me dire que j’ai ador√© ce film et je vous le recommande fortement.

L’histoire nous plonge dans la vie d’une jeune norv√©gienne du nom de Julie √† travers 12 chapitres plus ou moins longs. Comme dans un livre, chaque chapitre se concentre sur un √©v√©nement. Julie est une trentenaire qui depuis ses ann√©es universitaires se cherche, trouve, doute, puis recommence √† chercher. Apr√®s plusieurs relations, elle rencontre un dessinateur de BD reconnu avec qui elle commence √† partager sa vie.

On se doute un peu de la suite des √©v√®nements mais, comme je disais en introduction, cette intrigue a priori banale et d√©j√†-vu est amen√©e d’une si belle mani√®re par Joachim Trier qu’elle en devient un chef-d’Ňďuvre. Le duo d’acteurs principaux est extraordinaire. Renate Reinsve interpr√®te merveilleusement le r√īle de Julie qui lui a d’ailleurs valu le prix de l’interpr√©tation f√©minine √† Cannes. J’ai aussi ador√© Anders Danielsen Lie, √©galement impressionnant dans son r√īle et j’ai h√Ęte de d√©couvrir ses autres films. Enfin, j’ai beaucoup aim√© le fait d’avoir vu le film en norv√©gien ce qui est atypique et change radicalement de la sonorit√© anglaise pour apporter une touche d’autant plus originale. Concernant la sonorit√©, la musique est bien pr√©sente, elle rythme le film en fonction de ses hauts, ses bas et le mariage des deux est formidable. Je me suis m√™me surpris √† r√©√©couter la bande originale en sortant de la s√©ance pour ne pas √™tre coup√© de l’univers du film. N’attendez plus pour le voir.

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First Cow

First Cow est un western mais qui ne ressemble √† aucun autre. Il n’a du western traditionnel que l’√©poque et le lieu, autrement dit l’Am√©rique au XIXe si√®cle. First Cow est adapt√© du roman The Half-Life de Jonathan Raymond. J’ai trouv√© la bande-annonce peu repr√©sentative du film en plus de d√©voiler une bonne partie de l’intrigue. C’est la raison pour laquelle je n’aime pas regarder les bandes-annonces ni lire les synopsis avant de voir un film.

L’histoire suit un cuisinier faisant la rencontre d’un immigr√© chinois qui s’associent dans le but de gagner leur vie. Ils trouvent une id√©e qui leur permet de gagner pas mal d’argent. Cependant, l’√©l√©ment cl√© de leur r√©ussite repose sur la vache du chef de la colonie. Cette vache est d’ailleurs la premi√®re vache import√©e dans l’√©tat d’Oregon d’o√Ļ le titre du film. Malheureusement, un √©l√©ment va alors faire basculer leur projet.

La premi√®re chose qui frappe est que le film est tourn√© au format 1,37 c’est-√†-dire que l’image est presque carr√©e et d√©note une fois de plus avec les westerns traditionnels aux plans tr√®s larges. Le film est lent mais au sens tranquille et reposant. La musique de William Tyler avec ses airs de country est peu pr√©sente mais le film n’en p√Ętit pas. Il n’y a aucune brutalit√© contrairement aux westerns classiques ; il n’y pas l’omnipr√©sence des armes et du culte de l’homme viril. Ici, place √† la for√™t vierge avec nos deux pionniers qui vivent leur vie du mieux qu’ils peuvent dans cette nature qu’est l’Am√©rique de l’√©poque. Un film simple en apparence mais poignant gr√Ęce √† l’empathie des deux protagonistes. Une tr√®s belle d√©couverte du cin√©ma ind√©pendant am√©ricain.

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Le Sommet des Dieux

Le Sommet des Dieux est une merveille de l’animation. A cause de l’animation justement, j’ai h√©sit√© avant d’aller le voir. Je serais vraiment pass√© √† c√īt√© de quelque chose. Je pense que le manga aussi vaut le d√©tour car il est tr√®s bien document√© sur l’alpinisme et ses techniques. L’histoire du manga est √©galement plus d√©velopp√©e que dans le film ce dernier ayant par ailleurs n√©cessit√© 8 ans de travail !

Le film est donc adapt√© du manga de JirŇć Taniguchi, lui-m√™me inspir√© du roman de Baku Yumemakura sur l’alpinisme japonais dans les ann√©es 90. L’histoire est racont√©e et vue √† travers les yeux d’un reporter photo de montagne qui suit les exp√©ditions et immortalise leur succ√®s avant de vendre ses clich√©s. Un √©l√©ment d√©clencheur le met sur la trace d’Habu J√īji un alpiniste renomm√© qui a disparu de la sc√®ne internationale apr√®s d’illustres ascensions sur les faces les plus difficiles du monde. Ce myst√©rieux Habu d√©tiendrait l’appareil photo original de George Mallory, premier alpiniste qui tenta d’atteindre le sommet de l’Everest en 1924 avec son compatriote Andrew Irvine, 30 ans avant la premi√®re r√©ussite confirm√©e. Ils ont √©t√© aper√ßus pour la derni√®re fois √† 245m du sommet avant de dispara√ģtre √† jamais, sans que personne ne sache s’ils ont r√©ussi. Le d√©veloppement de la pellicule de l’appareil de Mallory permettrait alors de conna√ģtre la v√©rit√©…

Je trouve que le sc√©nario est haletant et donne vraiment envie de conna√ģtre la suite. Cette intrigue autour de l’appareil photo mais aussi d’Habu est tr√®s bien ficel√©e. La premi√®re chose √† relever concernant ce film est la beaut√© du dessin. En effet, le coup de crayon est splendide, c’est un plaisir pour les yeux. Les couleurs sont √©galement tr√®s travaill√©es, avec cette dominante blanche de la neige himalayenne. La musique d’Amine Bouhafa atteint elle aussi des sommets et nous transporte dans l’action des personnages. A voir absolument.

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Mourir peut attendre

Etant un amateur de James Bond, la sortie de ce 25√®me opus √©tait un passage presque n√©cessaire. Voir un James Bond (et tout autre film d’action) au cin√©ma est toujours plus agr√©able et permet d’appr√©cier sa dimension √† juste titre.

Le film reprend donc l’intrigue de Spectre avec un Daniel Craig en pr√©-retraite. Un virus super-puissant d√©velopp√© par les services secrets britanniques capable de cibler une ADN avant de frapper mortellement est d√©rob√© par un m√©chant dont on ne sait pas grand-chose. 007 reprend alors du service pour le retrouver et sauver le monde. Toute l’intrigue est imbriqu√©e entre l’organisation Spectre, le pass√© du docteur Swann (L√©a Seydoux) et James Bond.

Je n’ai jamais √©t√© fan des sc√©narios de James Bond et ce film ne fait pas exception. Sc√©nario catastrophe et James qui sauve la plan√®te, c’est vu et revu. Pourtant, malgr√© ses 2h45 et son sc√©nario un peu tir√© par les cheveux, le film ne m’a pas paru trop long. Cela est d√Ľ en partie aux sc√®nes d’action assez impressionnantes qui se d√©roulent au sein de paysages tr√®s beaux comme dans la neige, dans la poussi√®re d’un petit village d’Italie ou encore dans la for√™t en Finlande. Ces moments ont donc √©t√© mes pr√©f√©r√©s. Comme cette course poursuite sur une route finlandaise qui se termine dans une for√™t brumeuse digne d’un film d’horreur avec cette angoisse de voir surgir un ennemi √† tout moment. Une de mes sc√®nes favorites est celle de Cuba avec Ana de Armas qui aurait d√Ľ selon moi jouer un r√īle beaucoup plus important. J’ai donc appr√©ci√© certains pans du film, de m√™me que la colorim√©trie travaill√©e et convaincante comme dans le club jama√Įcain o√Ļ il retrouve son vieil ami Felix Leiter. J’ai cependant √©t√© d√©√ßu par la musique. Compos√©e par Hans Zimmer je m’attendais √† mieux et comme la musique est un point crucial pour me faire aimer un film, il perd ici quelques points. Le r√īle du m√©chant est selon moi tr√®s m√©diocre. Rami Malek n’est pas convaincant et le d√©veloppement du personnage manque de cr√©dibilit√©.

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Drive My Car

Comme je me fie aux affiches avant d’aller voir un film, je m’attendais √† tout autre chose de Drive My Car. J’imaginais un film noir sur la mafia japonaise ou dans ce style. Pas du tout.

Drive My Car est un film japonais dont le th√©√Ętre est le th√®me principal. L’histoire s’inspire d’une nouvelle √©ponyme √©crite par Haruki Murakami et relate la vie d’un metteur en sc√®ne recrut√© pour la mise en sc√®ne d'“Oncle Vania” jou√©e lors d’un festival √† Hiroshima. Le d√©but du film se d√©roule dans son appartement avec sa femme qui √©crit des s√©ries et des programmes pour enfants √† la t√©l√©vision japonaise. Lui a l’habitude de r√©p√©ter ses textes en conduisant lors de ses trajets domicile-travail car il est aussi acteur dans ses propres pi√®ces. Mais un terrible √©v√©nement se produit et la deuxi√®me partie du film se passe 10 ans plus tard.

Le d√©but du film me fait un peu penser √† Julie (en 12 chapitres) avec cette histoire de couple, et cette version originale japonaise qui implique davantage dans le film. Mais la similitude s’arr√™te l√†. Drive My Car est un film qui est jou√© comme une pi√®ce de th√©√Ętre. J’ai d’ailleurs eu du mal √† diff√©rencier les moments de cin√©ma de ceux de th√©√Ętre. Mais cela est fait expr√®s et nous plonge dans deux univers √† la fois. Les expressions des personnages sont tr√®s importantes ainsi que leur langage corporel. Chaque personnage a son propre int√©r√™t et apporte quelque chose au film. Il n’y a presque (voire pas du tout) de musique, et le film se d√©roule dans une grande qui√©tude. Certaines sc√®nes sont vraiment longues dont plusieurs se d√©roulent en voiture, une Saab 900 Turbo que le protagoniste bichonne et v√©n√®re. On pourrait (un peu) le comparer √† First Cow, pour cette ode √† la lenteur et √† la contemplation. Cependant, ces 3h m’ont paru plut√īt longues. Un beau film n√©anmoins.

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Illusions perdues

Illusions perdues est le titre du roman de Balzac dont est adapt√© ce film de Xavier Giannoli. N’ayant pas lu le roman je n’ai aucun moyen de comparaison avec le film. C’est mon premier film de ce r√©alisateur dont j’ai entendu du bien.

Lucien de Rubempr√© est un jeune po√®te qui travaille dans une imprimerie de province. Gr√Ęce √† la marquise de Bargeton qui joue le r√īle de m√©c√®ne pour les petits artistes, il monte √† Paris dans le but de faire fortune en publiant ses po√®mes. Malheureusement la vie parisienne est dure et cruelle et Lucien ne conna√ģt pas les coutumes de cette nouvelle vie. Il finit par se faire engager dans un journal lib√©raliste.

Lucien de Rubempr√© est un personnage qui n’attire pas l’empathie. Il est rancunier et sans scrupules. Son talent est tout compte fait limit√© puisqu’il ne publiera jamais aucun po√®me hormis un petit recueil m√©diocre. On est donc plong√© dans le monde du journalisme, du th√©√Ętre, de la litt√©rature mais aussi de l’aversion entre l’ancienne aristocratie sur le d√©clin et la nouvelle bourgeoisie riche et puissante. Le film est relativement pr√©curseur avec sa vision des journaux corrompus et mensongers qui √©crivent n’importe quoi pourvu qu’ils vendent. On peut donc y voir le d√©but de notre soci√©t√© capitaliste actuelle avec le pouvoir de l’argent. Pourtant, je n’ai pas vraiment aim√© le film et les acteurs ne m’ont pas convaincus. A aucun moment je n’ai ressenti de l’empathie envers un personnage. Je me suis consol√© en me disant qu’ils √©taient √©crits de telle mani√®re par Balzac mais je n’en ai aucune id√©e. La musique ne m’a pas particuli√®rement marqu√©e.

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Titane

Je voulais voir Titane car il s’agit du laur√©at de la Palme d’or 2021. Je suis donc all√© le voir sans chercher √† savoir si le th√®me me plairait ; j’√©tais persuad√© qu’une Palme d’or valait forc√©ment la peine. J’ai (re)d√©couvert le genre ultra-violent et noir, √† la limite du fantastique que l’on retrouve dans Under the Skin avec Scarlett Johannson.

Apr√®s un accident de voiture, Alexia subit une op√©ration de la t√™te o√Ļ les chirurgiens lui implantent une proth√®se en titane. Quelques ann√©es plus tard, Alexia travaille en tant que danseuse dans un car show. Mais pouss√©e par des pulsions, elle assassine plusieurs personnes avant d’√™tre recherch√©e par toute la police de Marseille. Elle quitte alors son domicile familial et essaie de prendre l’apparence d’un jeune gar√ßon disparu depuis 10 ans afin d’√™tre adopt√©e par un nouveau p√®re. Ce dernier est capitaine dans une caserne de pompiers et reconna√ģt en Alexia son fils disparu, Adrien. Alexia/Adrien est recueilli mais se mure dans un mutisme, ce les autres pompiers de la caserne ont du mal √† l’accepter.

Une personne qui prend la place d’une autre disparue depuis des ann√©es, on retrouve l√† l’intrigue de Tralala qui n’a pourtant absolument rien √† voir avec Titane. Cela d√©montre une fois de plus qu’une id√©e peut √™tre travaill√©e de mani√®re compl√®tement oppos√©e. Les acteurs sont formidables et malgr√© le peu de dialogues, beaucoup d’√©motions passent par le langage non verbal. J’ai beaucoup aim√© toutes les sc√®nes de danse et de f√™te notamment celle au d√©but dans ce car show ou dans la caserne. Les couleurs parfois excentriques et flashy, l’ambiance et la musique pr√©sentes m’ont happ√© et vraiment fait aimer ces quelques sc√®nes. Dommage que je ne puisse pas en dire autant des autres o√Ļ la violence est tr√®s pr√©sente, ce qui m’a heurt√©. Comme dans Drive avec Ryan Gosling, j’ai du mal avec les sc√®nes ultra-violentes. Je trouve qu’il faut quand-m√™me s’accrocher par moments pour ne pas fermer les yeux et les bruitages n’aident pas. J’ai donc un avis assez mitig√©.

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Dune

On m’avait vendu Dune comme √©tant le film √©v√©nement de l’ann√©e, un film magistral qui serait une p√©pite. J’y suis donc all√© pour me faire mon propre avis, m√™me si je n’appr√©cie pas trop les films de science-fiction.

Dune est adapt√© du roman √©ponyme de Frank Herbert qui retrace la vie du jeune Paul Atr√©ides, fils d’une grande maison dirigeante sur une plan√®te inconnue.

Je passe rapidement sur l’histoire o√Ļ j’ai vite d√©croch√© en raison de la multitude d’√©l√©ments et de personnages. Dune m’a fait penser √† deux autres grands succ√®s du cin√©ma : Star Wars avec son univers parall√®le, son Empereur et les diff√©rentes maisons gouvernant les plan√®tes et Mad Max o√Ļ la quasi-totalit√© du film se passe dans un d√©sert de sable. Dune se d√©roule dans une palette infinie de nuances de gris puis de jaune et d’ocre. L’univers ainsi cr√©√© est hostile mais il faut reconna√ģtre la qualit√© du travail de la colorim√©trie. Dune confirme mon int√©r√™t limit√© pour les films de science-fiction. J’ai une fois de plus √©t√© d√©√ßu par la musique d’Hans Zimmer tout comme dans James Bond. C’est une musique √©pique avec des voix sampl√©es mais qui n’est donc pas vraiment une musique. Je suis rest√© sur ma faim avec une fin qui ouvre sur une suite et laisse donc de nombreuses questions sans r√©ponses. C’est dommage car cette premi√®re partie ne m’a pas suffisamment convaincue pour aller voir la deuxi√®me si elle sortira un jour.

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The French Dispatch

Je suis all√© voir The French Dispatch uniquement en raison de la bande-annonce, qui m’a happ√© par ses couleurs, ses plans intrigants et son casting incroyable. D’habitude, j’essaie de ne pas regarder la bande-annonce ou lire le synopsis avant de voir un film. Je me fie uniquement √† l’affiche, ce qui est tout aussi idiot mais bon, chacun sa m√©thode.

Le r√©dacteur en chef de The French Dispatch vient de d√©c√©der. Quatre journalistes racontent alors une histoire qu’ils ont √©crite se d√©roulant √† Ennui-sur-Blas√©, une petite ville fran√ßaise dont The French Dispatch est le journal local.

Les dialogues et la voix-off cens√©e nous expliquer le contexte vont si vite qu’il est vraiment compliqu√© de suivre le film. Les plans aussi vont trop vite alors qu’ils sont si riches en d√©tails et m√©riteraient que la cam√©ra s’y attarde davantage. A cause de cette fr√©n√©sie, le spectateur est perdu, noy√© au milieu d’un nombre consid√©rable d’√©l√©ments. Il n’y a aucun personnage principal car les quatre histoires sont compl√®tement ind√©pendantes. Ce sc√©nario alambiqu√© et cette absence de fil conducteur g√Ęchent consid√©rablement un film qui aurait pu √™tre sublime. L’alternance de noir&blanc/couleur est vraiment bien, on passe d’un format 1,37 √† un plan large, bref √ßa foisonne de bonnes id√©es. Chaque plan est un tableau, le travail de Wes Anderson est ind√©niable sur ce point mais la mise en sc√®ne devient lassante √† la longue tellement elle est √©triqu√©e et carr√©e. La musique aussi est √† l’honneur mais elle est trop souvent coup√©e par l’intervention d’un personnage. Le casting est pourtant incroyable, tous les acteurs du moment sont l√† : Chalamet, Seydoux, Brody, Wright, Amalric, del Toro, Murray, Khoudri, Waltz, Park, Wilson, Swinton ! La liste est interminable. Malheureusement, cela n’a pas r√©ussi √† me faire accrocher, et, √† l’image du nom de la ville, je me suis ennuy√©. De plus, tous les plus beaux √©l√©ments du film se retrouvent dans la bande-annonce qui supprime la surprise. Malgr√© de tr√®s bons √©l√©ments ind√©niables, j’ai donc √©t√© tr√®s d√©√ßu par The French Dispatch.

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